La dame de onze heures
jeudi 27 novembre 2025
Il est des lieux où la nature reprends ses droits
Tôt ou tard, la nature finit toujours par reprendre ses droits, ce que semble oublier nos contemporains.
Gao Xingjian
La montagne de l'âme.
dimanche 2 novembre 2025
Il est des lieux où souffle l'esprit
Maurice Barrès
A tout mes lecteurs de France et de Navarre
Aidez-moi à sauver ce lieu!
Il est un tout petit lieu à Saint-Laurent-du-Pont...
Un lieu tout petit...
A peine visible de la grande route.
Il est un tout petit lieu que je veux chérir, préserver, sauver.
C'est pourquoi je dis NON à la destruction de ce paysage
pour construire des logements.
Une pétition est en ligne, qui explique (mieux que moi ) les raisons de ce refus.
En signant cette pétition, c'est une petite, une toute petite manière de
"jeter la lumière là où il y a de sales ténèbres"
André Charlier
SIGNEZ LA PETITION
Empêchons la construction d'un immeuble à Saint-Laurent-du-Pont
mercredi 31 janvier 2024
La vie d'un simple
Sans envie
Vivre tout simplement sa vie,
Mais la garder inasservie. »
Vrai paysan, Émile Guillaumin l’est en effet, avec ses trois hectares de terre et ses trois vaches, exploitation minuscule alors assez courante. Daniel Halévy, familier des militants ouvriers parisiens, grâce aux Universités Populaires, ignorait qu’il pouvait exister dans les campagnes des travailleurs manuels sachant lire, aimant lire, voire écrire, et qui luttaient pour l’amélioration de leur condition sociale. Au début du XXe siècle, les métayers du Bourbonnais se constituaient en effet en syndicat et Guillaumin sera toute sa vie un militant -syndicaliste paysan.
À l’exception du service militaire et de la guerre de 1914-1918, Guillaumin vécut toute sa vie à Ygrande (Allier) où il naquit le 10 novembre 1873 et mourut le 27 septembre 1951. Bien qu’il n’ait fait que cinq ans d’études dans l’école primaire de son village, Guillaumin débuta très jeune en littérature et continua à écrire et à publier pendant toute sa vie se disant « un paysan homme de lettres ».
Son chef-d’œuvre, La vie d’un simple, n’est pas une autobiographie, mais un vrai roman, document exceptionnel sur la vie paysanne en France dans la seconde moitié du XIXe siècle. Guillaumin ne force pas le trait de ses personnages, ne les noircit pas. Il est discret et, en même temps, son récit tranquille constitue un terrible réquisitoire. C’est la vérité de ce livre pudique qui fit son succès et qui lui assure aujourd’hui, un siècle plus tard, sa pérennité.
Michel Ragon
critique et historien de l’art et de l’architecture moderne,
romancier
La Vie d'un simple est un livre qui vient du fond du peuple, chose bien rare, et du fond du peuple paysan, chose unique...
D'un
grand-père conteur d'histoires, Guillaumin tint le goût de conter, et
il eut le courage d'ajouter au labeur paysan un labeur d'écrivain. Le
plus bel exemple d'homme de lettres pratiquant le deuxième métier, c'est
Émile Guillaumin qui le donne...Le Bourbonnais est loin, et la rumeur
parisienne nous distrait d'y connaître et d'y entendre un juste. Mais la
rumeur est chose passagère, la valeur ne passe pas, et Émile Guillaumin
est sûr d'occuper, dans l'histoire de notre peuple, une place où il est
indispensable et seul.
Daniel Halévy.





