La dame de onze heures

mardi 22 septembre 2015

Tasha Tudor... un coeur authentique




Tasha Tudor est incontestablement une figure atypique, une femme libre telle que je l'entend​s, apparemment insensible aux modes et aux attraits de la modernité.
 Tout au long de son existence ​elle développa sa propre manière d’être, n’hésitant pas à s’habiller comme  au XIXème  siècle, siècle  qui devait très certainement mieux correspondre à son imaginaire.  

« [...]Elle n'éprouva aucun besoin de vie sociale et préféra rester à la maison.  Se  sentant  parfaitement à l'aise dans son rôle d'artiste, car ‘‘comme artiste on peut se comporter de façon aussi folle ou immorale qu'on le désire, personne ne s'en offusque… ma foi c'est une artiste’’. »

 « En 1938 elle épousa Thomas Leighton Mc Cready Jr.. Sept ans plus tard le couple partit pour le New Hampshire dans une vieille ferme en ruine datant de 1790, sans chauffage central, sans eau courante ni électricité. Comme l'argent était rare, elle filait et tissait elle-même l'étoffe dont elle confectionnait les habits pour la famille, qui vivait également en autarcie. Tasha Tudor passait de nombreuses heures avec ses quatre enfants, mais elle trouvait cependant encore du temps pour dessiner et peindre, et cela toujours à la cuisine. […]Après le décès de son mari, Tasha Tudor se retira dans le Vermont, dans une maison en bois que son fils Seth, avec son aide construisit entièrement de ses propres mains au début des années 70, construction qui est une fidèle réplique d'une maison du XVIIIème  siècle. Le bâtiment est situé tout à fait à l'écart, à environ 3 km de la route principale, au bout d'un chemin de campagne d'1,5 km. Il n'y a aucune autre maison à la ronde et en hiver elle est complètement isolée ; de ce fait toutes les provisions doivent être sous toit en novembre, avant l'arrivée de la neige.[…] »

J’imagine quelle fut dotée d’une bonne santé et d’une volonté à toute épreuve, en témoignent les nombreuses photographies d’elle en mère, grand-mère…cousant, filant, tissant…
​Fine cuisinière, faisant son jardin, coupant son bois, s’occupant de la basse-cour, des chèvres, des vaches, du jardin potager et d’agrément, faisant ses chandelles…Une maîtresse femme par excellence, toujours accompagnée de ses chiens Corgis. Ce qui ne l’empêcha pas de s’adonner à la peinture puisqu’elle illustra près d’une centaine de livres pour enfants.

Une âme exceptionnelle, qui abordait simplement les choses de la vie de tous les jours, portant son existence au sommet de l’art d’être en harmonie avec les événements et l’environnement de la nature, rendant évident ce qui est devenu pour le monde d’aujourd’hui - ce qui n’est pas sans laisser songeur et interrogatif quant à ce que représente la modernité -, un domaine distant et étranger. Un retour à l’évidence éclairé par un cœur authentique, aspirant au dépouillement et à la vérité silencieuse de l’instant présent.





 "It's wonderful to grow old," Tasha Tudor said in an interview. " You can get away with murder. Everyone takes great care of you. And they're afraid of offending you. You can say the most outrageous things and get away with it. I fully believe old age is one of the most delightful periods of my life."





-La maternité-


“She was totally involved in fantasy. She wanted to live in her own little world,” said Thomas Tudor, the third of the children. “I found that when I was a teenager, it was very difficult to get back into reality.”








-Les robes-


“Why do women want to dress like men when they’re fortunate enough to be women? Why lose femininity, which is one of our greatest charms? We get more accomplished by being charming than we would be flaunting around in pants and smoking. I’m very fond of men. I think they are wonderful creatures. I love them dearly. But I don’t want to look like one. When women gave up their long skirts, they made a grave error…”








-Etre-

"Nowadays, people are so jeezled up. If they took some chamomille tea and spent more time rocking on the porch in the evening listening to the liquid song of the bermit hrush, they might enjoy life more."




-La maison-


“Life isn't long enough to do all you could accomplish. And what a privilege even to be alive. In spite of all the pollutions and horrors, how beautiful this world is. Supposing you only saw the stars once every year. Think what you would think. The wonder of it!” 


 



-le labeur quotidien-



  -Peindre et dessiner pour les enfants-

 "Tasha was not only a writer/illustrator, but she was a homemaker in every sense of the word.
 She loved handcrafts like weaving, knitting, candle dipping and doll making. 
She also enjoyed keeping goats and chickens and made cheese from her own goats' milk and cooked delicious, wholesome foods from her eggs and from fruits and vegetables that grew on her land.
 Every season had its pleasures and its work to be done, and home was the core of Tasha's life's work.".


 

-Cuisiner, coudre,  tricoter, tisser, filer, faire des patchworks...-


"I enjoy doing housework, ironing, washing, cooking, dishwashing. Whenever I get one of those questionaires and they ask what is your profession, I always put down housewife. It's an admirable profession, why apologize for it. You aren't stupid because you're a housewife. When you're stirring the jam you can read Shakespeare."  




 


 -Le jardin-





Les commentaires de cette vidéo sont en japonais







-Les bêtes-




 - la neige -






  - La transmission -






Les textes ont été glanés sur les sites suivants:
Facebook Tasha Tudor and family
 Le monde de Tasha Tudor




Les photographies reproduites sur mon journal ont été aimablement prêtées par Pinterest


Je remercie  Madame B. qui me l'a fait découvrir.



2 commentaires :

  1. Magnifique découverte, quel coup de coeur pour moi aussi!!! Merci chère dame de onze heures pour ce superbe article, richement détaillé et illustré qui me laisse rêveuse!!! Les textes sont très bien écrit au passage...!! Tasha Tudor ou l'âme soeur de La dame de onze heures...??!!
    Merci je suis vraiment enchantée par cette découverte!!! Il y aurait tant à dire!!!

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour,

    La vie de Tasha Tudor peut paraître idyllique mais elle a imposé son style de vie à ses enfants qui se sont rebellés lorsqu'ils étaient plus âgés.
    Aujourd'hui les enfants se déchirent entre eux car la fortune de Tasha Tudor était colossale à sa mort.

    Tasha ne vivait pas comme une "artiste" et ne se considérait pas comme tel, elle n'aimait pas ce mot, elle préférait "l'artisanat". Très tard, elle s'est mis à apprendre à confectionner des paniers traditionnels.
    J'ai eu la chance de parler avec le "potier" de Tasha Tudor qui lui confectionnait tous ses pots de jardin, elle en avait des centaines, il disait que son grand bonheur c'était son jardin et ses chiens et que c'était une femme admirable.
    Cette simplicité est faussement trompeuse, Tasha Tudor a collectionné toute sa vie des objets du 18e dignes d'un musée et possédait une très belle collection de vêtements anciens et une collection inestimable de plantes.
    Mais il est vrai que Tasha nous fait rêver.
    Sylvie

    RépondreSupprimer